Visa Indonésie : 30 jours, et ce qui se paie cher ensuite
Le visa indonésien est simple à obtenir et facile à dépasser. Un jour de retard coûte environ 50 €, et la prolongation ne se fait plus depuis un canapé.
Par Tri Hung · 31 août 2026 · 3 min de lecture
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Le visa indonésien a une réputation de simplicité, et elle est méritée : rien à demander avant de partir, rien à justifier de compliqué, 30 jours accordés à l’arrivée.
C’est justement pour cela qu’il se rate. Les trois erreurs coûteuses ne portent pas sur l’obtention, mais sur ce qui vient après — et l’une d’elles se paie environ 50 € par jour.
La règle de base
Les ressortissants français sont dispensés de visa préalable et obtiennent un visa on arrival à l’aéroport, ou en ligne sous forme d’e-VOA avant le départ.
- 30 jours, à entrée unique ;
- pour le tourisme, le transit ou une visite familiale — pas pour travailler ni pour un stage, qui exigent un visa demandé à l’ambassade avant le départ ;
- environ 500 000 roupies, soit une trentaine d’euros.
L’e-VOA demandé en ligne avant le départ ne donne pas plus de droits que le VOA pris sur place. Il fait gagner une file d’attente, qui à Denpasar en haute saison n’est pas anecdotique. C’est son seul intérêt, et il suffit à le justifier.
Le passeport : deux conditions, dont une que personne ne vérifie
La première est classique : plus de six mois de validité à la date d’entrée, et assez de pages vierges.
La seconde l’est beaucoup moins. France Diplomatie est explicite : le passeport doit être en excellent état, et les autorités rejettent les documents endommagés.
Un coin corné, une couverture qui se décolle, une page gondolée par l’humidité — cela suffit. Et le refus intervient au guichet d’immigration, après douze heures de vol, sans recours utile sur place.
Regardez votre passeport avant de réserver, pas la veille du départ. Un renouvellement prend plusieurs semaines.
Le billet de sortie est exigé
Un billet retour ou un justificatif de sortie du territoire est obligatoire. Ce n’est pas une formalité de principe : les compagnies aériennes le contrôlent à l’embarquement, parce qu’elles supportent le coût du rapatriement si vous êtes refoulé.
Un aller simple avec l’intention d’improviser la suite est le scénario le plus courant de refus d’embarquement en Asie du Sud-Est.
Le formulaire douanier, dans les 72 heures
Un formulaire électronique appelé All Indonesia doit être rempli jusqu’à 72 heures avant l’arrivée. Il génère un QR code que l’on présente au passage de la douane.
Comme la carte d’arrivée coréenne, c’est une fenêtre courte : trop tôt, le formulaire n’est pas ouvert ; trop tard, vous le remplissez debout dans la file. Un rappel trois jours avant le départ règle la question.
La prolongation : une fois, et sur place
C’est ici que se trouve le vrai piège, et il a changé récemment.
La prolongation est possible une seule fois, pour 30 jours supplémentaires, auprès des services de l’immigration locaux. Deux points à retenir :
Elle se fait en personne. La démarche ne peut plus être menée entièrement en ligne, y compris pour les détenteurs d’un e-VOA. Il faut se rendre à un bureau d’immigration, et selon les bureaux, plusieurs passages peuvent être nécessaires.
Elle prend du temps. Ce n’est pas une formalité de dernière minute. Engagez-la une bonne semaine avant l’expiration de vos 30 premiers jours, pas l’avant-veille — un bureau fermé un jour férié suffit à vous faire basculer en dépassement.
Ce que coûte un jour de trop
France Diplomatie chiffre la sanction sans ambiguïté : un million de roupies par jour, soit environ 50 €.
Une semaine de retard, c’est 350 €. Et au-delà de 60 jours de dépassement, la sanction cesse d’être financière : expulsion et interdiction d’entrée sur le territoire.
Il n’existe pas de tolérance de quelques jours. C’est la raison pour laquelle la prolongation doit être anticipée, et non tentée en catastrophe.
Bali : une taxe distincte, à chaque entrée
Depuis février 2024, les touristes paient 150 000 roupies, soit environ 7,50 €, à chaque entrée sur le territoire balinais.
« À chaque entrée » mérite attention : un aller-retour vers Lombok ou les Gili implique de la régler une seconde fois au retour. Ce n’est pas un droit d’entrée en Indonésie, mais une taxe provinciale, indépendante du visa.
Ce qu’il faut faire, dans l’ordre
- Vérifier le passeport maintenant — validité au-delà de six mois après l’entrée, et surtout son état matériel.
- Réserver un billet de sortie avant de réserver l’aller.
- Décider entre e-VOA et VOA sur place. Le premier évite une file, pour le même prix et les mêmes droits.
- Trois jours avant le vol, remplir le formulaire All Indonesia et garder le QR code accessible hors ligne.
- Si le séjour dépasse 30 jours, aller au bureau d’immigration une semaine avant l’échéance. Pas la veille.
Vérifié en août 2026 — il y a 2 mois
Les formalités et les tarifs changent sans préavis. Confirmez systématiquement auprès des sources officielles avant de réserver — c'est la seule chose qui fasse foi.
Questions fréquentes
Faut-il un visa pour aller en Indonésie ou à Bali ?
Oui, mais il s'obtient à l'arrivée. Les Français sont dispensés de visa préalable et reçoivent un visa on arrival valable 30 jours, à entrée unique, pour le tourisme, le transit ou une visite familiale. Il peut aussi se demander en ligne avant le départ, sous la forme d'un e-VOA.
Peut-on prolonger le visa indonésien de 30 jours ?
Oui, une fois, pour 30 jours supplémentaires, auprès des services de l'immigration locaux. La démarche se fait sur place et en personne : elle ne peut plus être menée entièrement en ligne. Prévoyez-la avant la fin de vos 30 premiers jours, pas le dernier jour.
Combien coûte un dépassement de séjour en Indonésie ?
Un million de roupies par jour, soit environ 50 €, selon France Diplomatie. Au-delà de 60 jours de dépassement, la sanction n'est plus financière : expulsion et interdiction d'entrée sur le territoire.
Quelle validité de passeport pour l'Indonésie ?
Plus de six mois à la date d'entrée, avec suffisamment de pages vierges. Une seconde condition est moins connue et tout aussi bloquante : le passeport doit être en excellent état. Les autorités rejettent les documents abîmés, et un refus se produit à l'arrivée, après le vol.
Faut-il payer une taxe pour entrer à Bali ?
Oui, 150 000 roupies, soit environ 7,50 €, à chaque entrée sur le territoire balinais depuis février 2024. Elle est distincte du visa et se paie séparément. Un aller-retour vers une île voisine implique donc de la régler une seconde fois.
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