K-ETA : vous n'en avez pas besoin. La carte d'arrivée, si.
L'autorisation électronique coréenne ne vous concerne plus. Ce qui la remplace tient en dix minutes, ne coûte rien, et se rate facilement.
Par Tri Hung · 31 août 2026 · 3 min de lecture
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Si vous préparez un voyage en Corée du Sud, vous allez tomber sur le K-ETA. Des dizaines de sites vous expliqueront comment le demander, et certains vous proposeront de s’en charger contre 40 ou 60 €.
Vous n’en avez pas besoin. Et le portail officiel coréen met lui-même en garde contre ces intermédiaires.
Ce qui suit tient en trois faits, et le troisième est celui que les voyageurs ratent.
1. Le K-ETA ne vous concerne plus, jusqu’au 31 décembre 2026
L’autorisation de voyage électronique coréenne est suspendue pour les ressortissants français. Ce n’est pas une nouveauté de cette année : la mesure existait déjà, et un avis du 20 mars 2026 l’a prolongée jusqu’au 31 décembre 2026, heure de Corée.
France Diplomatie le confirme dans les mêmes termes : l’exemption temporaire a été prolongée jusqu’à cette date.
Concrètement, pour un séjour touristique :
- 90 jours maximum sans visa ;
- un passeport français en cours de validité suffit — pas de règle des six mois, contrairement à la plupart des pays d’Asie du Sud-Est ;
- aucune démarche payante avant le départ.
2. Ce qui reste obligatoire : la carte d’arrivée
C’est le point que l’attention portée au K-ETA fait manquer.
Tout ressortissant étranger qui n’a pas de carte de résident coréenne doit soumettre une déclaration d’entrée. Elle existe sous deux formes, et vous en remplirez forcément une :
En ligne, avant le départ. Sur e-arrivalcard.go.kr, gratuitement, à partir de trois jours avant l’arrivée — pas avant. C’est une fenêtre courte : trop tôt, le formulaire refuse ; trop tard, vous le remplissez dans l’avion.
Sur papier, à l’atterrissage. Le formulaire est distribué en vol ou disponible avant les guichets d’immigration. Il fonctionne, mais il vous place dans la file la plus lente après dix heures d’avion.
L’un ou l’autre. Pas les deux, et pas aucun.
3. Faut-il demander le K-ETA quand même ?
C’est possible : l’exemption ne l’interdit pas, elle le rend facultatif. La question mérite donc une réponse chiffrée plutôt qu’un réflexe.
Ce qu’il coûte. 10 000 wons, selon le portail officiel. Les frais ne sont pas remboursables, y compris en cas de refus.
Ce qu’il prend. L’examen demande généralement jusqu’à 72 heures. Ce n’est pas instantané, et une demande déposée la veille du vol peut ne pas aboutir à temps.
Ce qu’il apporte. Un seul avantage réel aujourd’hui : la dispense de carte d’arrivée. C’est-à-dire qu’il vous fait payer, avec trois jours de délai, l’économie d’un formulaire gratuit de dix minutes.
Le verdict. Pour un voyage unique, non. La seule situation où le calcul s’inverse est celle du voyageur qui enchaîne plusieurs entrées en Corée sur la durée de validité de son autorisation — un homme d’affaires en allers-retours, typiquement, pour qui remplir la déclaration à chaque passage finit par peser.
Si vous détenez déjà un K-ETA obtenu avant l’exemption, il reste utilisable jusqu’à sa date d’expiration. Ne le redemandez pas.
Les intermédiaires payants : l’arnaque à connaître
Le portail officiel coréen publie lui-même un avertissement contre les sites tiers qui facturent des frais excessifs pour un « service d’assistance à la demande de K-ETA ».
Le mécanisme est simple et légal en apparence : ces sites achètent la première place dans les résultats de recherche sur « K-ETA », reproduisent l’apparence d’un portail officiel, et facturent plusieurs dizaines d’euros une démarche qui en coûte sept — quand elle est encore nécessaire.
Deux réflexes suffisent :
- les seules adresses officielles sont
k-eta.go.krete-arrivalcard.go.kr. Le suffixe.go.krest réservé à l’administration coréenne, comme.gouv.frl’est en France ; - si un site vous demande plus de 10 000 wons, ce n’est pas le service officiel.
Le même raisonnement vaut pour la carte d’arrivée : elle est gratuite. Tout site qui la facture est un intermédiaire.
Ce qu’il faut faire, dans l’ordre
- Vérifier la validité de votre passeport. En cours de validité suffit ; inutile de le renouveler pour une règle des six mois qui ne s’applique pas.
- Ne rien payer avant le départ. Ni K-ETA, ni carte d’arrivée.
- Trois jours avant le vol, remplir la carte d’arrivée sur
e-arrivalcard.go.kr. Mettre un rappel : la fenêtre est courte, et c’est la seule chose à ne pas oublier. - Si vous partez en 2027 ou après, revérifier : l’exemption s’arrête au 31 décembre 2026, et personne ne sait aujourd’hui ce qui suivra.
Vérifié en août 2026 — il y a un mois
Les formalités et les tarifs changent sans préavis. Confirmez systématiquement auprès des sources officielles avant de réserver — c'est la seule chose qui fasse foi.
Questions fréquentes
Faut-il un K-ETA pour aller en Corée du Sud en 2026 ?
Non. L'exemption temporaire de K-ETA pour les ressortissants français a été prolongée jusqu'au 31 décembre 2026 par un avis du 20 mars 2026. Un passeport français en cours de validité suffit pour un séjour touristique de 90 jours au maximum. La carte d'arrivée électronique reste due.
Qu'est-ce que la carte d'arrivée électronique coréenne ?
C'est la déclaration d'entrée que tout ressortissant étranger sans carte de résident doit soumettre à son arrivée en Corée. Elle se remplit gratuitement en ligne sur e-arrivalcard.go.kr, à partir de trois jours avant l'arrivée, ou sur formulaire papier à l'atterrissage. Elle ne remplace pas un visa : elle s'ajoute.
Le K-ETA est-il payant, et vaut-il le coup de le demander quand même ?
Il coûte 10 000 wons, non remboursables, et son examen prend généralement jusqu'à 72 heures. Son seul avantage aujourd'hui est de dispenser de la carte d'arrivée — laquelle est gratuite et prend dix minutes. Pour un voyage unique, la dépense ne se justifie pas.
Mon passeport doit-il être valide six mois après le retour ?
Non. France Diplomatie indique qu'un passeport français en cours de validité permet l'entrée en Corée. La règle des six mois, courante ailleurs en Asie, ne s'applique pas ici. Vérifiez tout de même les exigences des compagnies aériennes et des pays d'escale.
Et si je voyage en Corée du Sud en 2027 ?
L'exemption prend fin le 31 décembre 2026. Rien ne dit aujourd'hui si elle sera prolongée une nouvelle fois ou si le K-ETA redeviendra obligatoire. Revérifiez sur le portail officiel avant de réserver un voyage postérieur à cette date.
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