eTravel : la formalité philippine que des sites vous font payer
Sans son QR code, on ne monte pas dans l'avion. Le portail officiel le délivre gratuitement ; des sites qui lui ressemblent le facturent trente euros.
Par Tri Hung · 31 août 2026 · 3 min de lecture
Cette page contient des liens partenaires. Si vous réservez via l'un d'eux, nous touchons une commission — sans surcoût pour vous. C'est ce qui nous permet de garder ces guides gratuits et sans contenu sponsorisé déguisé. Notre charte d'affiliation.
Aux Philippines, la formalité qui bloque n’est pas le visa — il n’y en a pas pour un séjour touristique. C’est un enregistrement en ligne appelé eTravel, obligatoire, gratuit, et que beaucoup de voyageurs découvrent au comptoir d’enregistrement.
Le portail officiel l’écrit en toutes lettres : eTravel is FREE. Cette précision n’est pas là par hasard — elle existe parce que des sites le facturent.
Ce qu’est l’eTravel, et pourquoi il bloque
C’est une déclaration en ligne à remplir avant le départ. Elle génère un QR code, et ce code est demandé deux fois :
- par la compagnie aérienne, à l’embarquement. Sans lui, elle peut refuser de vous laisser monter — parce que c’est elle qui supporterait le coût du retour si les Philippines vous refusaient l’entrée ;
- à l’arrivée, au passage de l’immigration.
C’est la différence entre l’eTravel et une simple carte d’arrivée : il ne se rattrape pas dans l’avion. Il faut l’avoir avant d’atteindre le comptoir.
Quand le remplir : dans les 72 heures avant le départ. Gardez le QR code en capture d’écran, pas seulement dans un courriel — les réseaux d’aéroport sont capricieux et la file avance.
Les sites qui vous le font payer
Cherchez « eTravel Philippines » et vous trouverez des sites à l’allure officielle proposant de « traiter votre demande » pour 25, 30 ou 40 €.
Ils ne font rien d’illégal en apparence : ils remplissent à votre place un formulaire gratuit. Mais vous leur confiez votre passeport, votre adresse et vos dates de voyage, pour une démarche qui prend dix minutes.
Le seul repère fiable est le nom de domaine. Le suffixe .gov.ph est réservé à l’administration philippine, comme .gouv.fr l’est en France. L’adresse officielle est etravel.gov.ph, et rien d’autre.
Ce réflexe vaut pour toute l’Asie : le Vietnam, la Corée et l’Indonésie ont exactement le même problème de sites-miroirs, et le même remède — vérifier le domaine avant de sortir une carte bancaire. Voyez notre guide des erreurs à éviter.
Le séjour : 30 jours, et un billet de sortie
Avec un passeport français, aucun visa n’est requis pour un séjour touristique de 30 jours au maximum, à partir de l’arrivée.
Le billet de retour ou de continuation est une condition, pas une formalité. Il est exigé, et il est contrôlé à l’embarquement. Un aller simple est le motif de refus le plus banal sur cette destination.
La prolongation : 29 jours de plus, sur place
Si 30 jours ne suffisent pas, une extension de 29 jours est possible, portant le séjour à 59 jours au total.
Elle s’obtient auprès du Bureau of Immigration à Manille, contre une taxe d’environ 3 030 pesos. La démarche se fait sur place et pendant la validité de vos 30 premiers jours — pas après.
Si votre itinéraire vous éloigne de Manille en fin de séjour, réglez la prolongation en début de voyage plutôt que de devoir y revenir.
La taxe de sortie, à vérifier sur le billet
Une taxe de voyage peut être demandée à l’aéroport au départ, si elle n’est pas déjà comprise dans le prix du billet. Son montant n’est pas le même pour un vol intérieur et pour un vol international.
Beaucoup de compagnies l’intègrent désormais au tarif, mais pas toutes, et pas sur tous les tarifs. Regardez le détail des taxes de votre billet avant de partir pour l’aéroport, et gardez de quoi la régler au cas où.
Ce qu’il faut faire, dans l’ordre
- Réserver un billet de sortie avant l’aller. Il conditionne l’embarquement.
- 72 heures avant le départ, remplir l’eTravel sur
etravel.gov.ph— et sur aucune autre adresse. - Capturer le QR code en image, pour l’avoir sans réseau.
- Vérifier les taxes figurant sur le billet, et prévoir de quoi payer une éventuelle taxe de sortie.
- Si le séjour dépasse 30 jours, passer au Bureau of Immigration tôt dans le voyage, pas à la fin.
Vérifié en août 2026 — il y a 2 mois
Les formalités et les tarifs changent sans préavis. Confirmez systématiquement auprès des sources officielles avant de réserver — c'est la seule chose qui fasse foi.
Questions fréquentes
L'eTravel est-il payant pour entrer aux Philippines ?
Non. Le portail officiel etravel.gov.ph indique explicitement que l'enregistrement est gratuit. Tout site qui vous en demande le paiement est un intermédiaire, pas le service d'État. La seule adresse officielle se termine par .gov.ph.
Faut-il un visa pour les Philippines avec un passeport français ?
Non pour un séjour touristique de 30 jours au maximum, à condition de présenter un billet de retour ou de continuation. Au-delà, une prolongation de 29 jours s'obtient sur place auprès du Bureau of Immigration, portant le séjour à 59 jours.
Combien coûte la prolongation de séjour aux Philippines ?
Environ 3 030 pesos philippins pour 29 jours supplémentaires, à régler auprès du bureau de l'Immigration à Manille. La démarche se fait sur place, pendant la validité des 30 premiers jours.
Quand remplir l'eTravel avant le départ ?
Dans les 72 heures qui précèdent le départ. Le QR code généré est demandé deux fois : par la compagnie à l'embarquement, puis à l'arrivée aux Philippines. Sans lui, l'embarquement peut être refusé.
Y a-t-il une taxe à payer en quittant les Philippines ?
Une taxe de voyage peut être exigée à l'aéroport si elle n'est pas déjà incluse dans le billet, et son montant diffère entre un vol intérieur et un vol international. Vérifiez le détail de votre billet avant de partir pour l'aéroport, et gardez de quoi payer sur place.
Guides liés : Philippines
À lire ensuite
Philippines en 2 semaines : Palawan et Siargao
Quatorze jours ne suffisent pas pour Palawan, Siargao et Bohol à la fois : chaque île ajoutée retire une journée à une autre, et aux Philippines chaque transfert est un vol ou un bateau, jamais une route directe. Voici l'itinéraire qui tient sur deux semaines, et ce qu'il laisse délibérément de côté.
6 octobre 2026
Négocier en Asie : où c'est attendu, où c'est déplacé
Le geste qui fait baisser un prix de 30 % sur un marché de Hanoï vexe un vendeur à Tokyo. Négocier n'est pas une compétence universelle en Asie : c'est une règle locale, à lire avant de l'appliquer.
21 septembre 2026
Louer un scooter en Asie : ce que votre assurance couvre, et ce qu'elle ne couvre pas
Le loueur ne vous demandera rien. Votre assureur, lui, vérifiera tout — et c'est à ce moment-là que se joue la différence entre une facture de 200 € et une de 60 000 €.
30 août 2026